vendredi 22 mars 2013

Le concentré de pectine



Coupez les pommes (ou les coings) en morceau, les mettre dans un récipient, remplir d’eau à hauteur des fruits, et porter à ébullition. Laissez les fruits s’attendrir pendant plus ou moins 20 minutes.

Ebouillantez un morceau de mousseline, le plier en 6, attacher la mousseline sur les pieds d’un tabouret renversé, en le creusant au milieu.

Placez un grand récipient sous la mousseline, verser les fruits  et l’eau de cuisson dans le creux de la mousseline, et laissez le jus s’écouler une nuit durant.

Portez le jus récupéré à ébullition, et le faire réduire plus ou moins de moitié.

Vérifiez la teneur en pectine ; lorsque celle-ci est satisfaisante, versez  le jus réduit dans une passoire garnie de mousseline, récupérez ce jus réduit.

Répartir le jus réduit dans des petits bocaux, et stériliser.

Utilisez ce concentré de pectine pour les confitures, en fonction des besoins.

jeudi 21 mars 2013

Naissance à la Pico Ferme

Et voila ! ils sont arrivés ... Naissance de nos 2 jeunes chevreaux ... un mâle et une femelle ...
La maman se porte bien et la papa est tout fou !





Et une petite vidéo d'un moment qui fut fort agréable à filmer ...



mercredi 27 février 2013

A l’autre bout de la chaîne…



En cette deuxième moitié du mois de février 2013, à Nairobi, lors d’un sommet de l’UNEP, et dans le cadre de la campagne « Think.Eat.Save reduce your foodprint », les dignitaires présents ont pu apprécier un banquet préparé à base d’aliments qui sont normalement rejeté par les chaînes de vente en grande surfaces occidentales, et ce pour des raisons principalement esthétiques.


                                                                                          
Lorsque l’on découvre les quantités de nourriture parfaitement consommable par l’espèce humaine, gaspillées comme elles le sont, écartées par nos critères occidentaux de vente aux consommateurs, sans raisons valable d’un point des vue de la sécurité alimentaire, on ne peut qu’être choqués.  D’autant plus lorsque, se référant aux statistiques de la FAO, on découvre que 870 million de personnes ont faim de par le monde.

Il est vrai que  l’intégralité de la nourriture rejetée par les critères des supermarchés occidentaux n’est pas purement et simplement jetée à la poubelle. Ainsi,  une partie de ces denrées sont revendues sur les marchés locaux. Cependant, des quantités très  importantes sont encore gaspillées.

De plus, en amont du gaspillage alimentaire proprement dit, il ne faut pas oublier le gaspillage de ressources diverses que nécessite la production de tous ces aliments finalement jetés à la poubelle. Hé oui ! Il a bien fallu faire pousser tous ces légumes, à grand renfort d’engrais, de pesticides, et donc aussi d’eau et de pétrole, ainsi que d’érosion des sols et de perte de biodiversité. Il s’agit donc bien d’un gaspillage alimentaire, mais également d’un gaspillage de ressources naturelles que nous savons limitées !

Et n’oublions pas qu’en aval de ce gaspillage organisé au niveau de la production des fruits et légumes, ce qui sera finalement accepté pour la mise en vente dans nos supermarchés occidentaux devra encore être emballé, voire transformé, et enfin  transporté jusque chez nous. A nouveau, à grand renfort d’énergies fossiles.

Hélas ! Le gaspillage ne s’arrête pas là.  En effet, après la production, après la sélection, après les éventuelles transformations et le transport, une quantité importante de nourriture est gaspillée par les consommateurs, surtout ceux des pays occidentaux. Ainsi, selon la FAO,  entre 95 et 115 kg de nourriture par personne et par an seraient gaspillés  en Europe et en Amérique du Nord.  

Hé oui, à l’autre bout de la chaîne production-consommation, nous gaspillons aussi !

Pour lutter contre cela, à la Picoferme, comme précisé dans l’article « Un bon petit repas », nous avons un accord avec une grande surface tout près de chez nous. Deux à trois fois par semaine, nous récupérons leurs invendus du jour en fruits et légumes pour nos chèvres, et un peu de viande pour les chats et le chien.

Voici une photo de la « récolte » de ce mardi 26 février 2013…



Évidemment, ce qui n’est plus consommable par l’espèce humaine ne doit pas être consommé par nos semblables. Mais n’est-il pas préférable d’en faire profiter nos animaux, plutôt que de simplement jeter tout cela à la poubelle ?

lundi 18 février 2013

Chose promise, chose due…


Nous vous avions promis quelques photos, en voici.



Mamour, notre coq. Il commence à prendre de l’âge, mais nous espérons pouvoir encore compter sur lui de longues années. Il faut avouer qu’il est très amitieux, et surtout, protecteur avec ses poules…


Arès, notre bouc.  Ici en balade dans le jardin, et en plein larcin…


Amalthé

Amalthée, notre chèvre, qui refuse de poser devant un appareil photo sans une petite récompense…


Amalthée est une chèvre poitevine, race réputée pour son calme, sa docilité, et sa production laitière importante et de qualité.

Hermes l'espiègle
Au début, nous avions deux Poitevin : Amalthée et Hermès, notre premier bouc. Malheureusement, celui-ci fut victime de « la bêtise humaine ». 

Hermes tout jeune
Il nous a donc fallu trouver un autre bouc en urgence, Amalthée n’ayant jamais été seule. 










Heureusement, nous avons pu rapidement adopter Arès, qui étant de père Poitevin, mais de mère Chamoise, était destiné à l’abattoir. Il est finalement  chez nous…


vendredi 15 février 2013

Agro-business versus petite agriculture familiale









Si nous avons bien compris cette interview, nous sommes confrontés à deux modèles d’agriculture.

D’un côté, ce que nous appelons l’agro-business, modèle des pays développés, gourmands en investissements privés, influençant les grandes politiques en matière d’agriculture et d’alimentation, et entrainant une très forte dépendances des agriculteurs, et partant des personnes nourries par ces agriculteurs, à leurs produits alimentaires et phytosanitaires forts consommateurs d’énergies fossiles, et plus particulièrement du pétrole.

D’un autre côté, la petite agriculture familiale, surtout présente dans les pays en voies de développement, plus productive que l’agro-industrie si l’on tient compte de la productivité par rapport à la surface cultivée, pourvoyeuse d’emplois, et très peu dépendante de l’industrie pétrochimique.


En ces temps de pétrole de plus en plus onéreux, et de dégradations de notre environnement, nous voudrions juste poser une question : si le modèle de l’agriculture familiale fonctionne dans les pays en développements, ne serait-il pas possible de l’adapter pour nos pays industrialisés ? Ne pourrions-nous, dans nos pays développés, chacun, de façon individuelle ou dans le cadre de groupements organisés, adapter les méthodes et enseignements de la petite agriculture à taille humaine, pour produire la plus grande partie de notre alimentation de la façon la plus indépendante possible ?

A la Pico-Ferme, nous sommes persuadés que cela pourrait très bien fonctionner. Après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons déjà ?