mercredi 30 janvier 2019

Un nouveau départ

Cela fait près de deux longues années que je n’ai plus eu le courage d’écrire sur ce blog. Non pas que je ne voulais plus écrire, mais bien plutôt qu’il m’était impossible d’écrire sereinement.


En effet, ces deux dernières années ont été éprouvantes pour nous, tant au niveau personnel, qu’au niveau de notre pico Ferme.
Certains d’entre-vous savent déjà que nous avons été obligés de nous séparer  des Chouchoux (qui ont étés recueillis par Animaux en périls), mais nous n’avons pas encore expliqué toutes les difficultés que nous avons rencontrées.

Celles-ci se résument en une constatation sommes toutes assez affligeante : il ne suffit pas, dans notre pays, de ne causer de préjudice à personne ET de respecter les différentes lois en vigueur ; encore faut-il faire la preuve du respect de ces lois, de son innocence par rapport aux divagations de certains individus, et démontrer que l’on est prêt à se conformer à  la façon de considérer les choses des personnes dites « bien-pensantes ».

J’avoue avoir été plus que choquée de cela, d’autant plus que je considère le respect de la loi comme une limite infranchissable (sauf cas de vie ou de mort), et que ces mêmes lois sont censées me garantir certains droits tels la présomption d’innocence et la non-discrimination philosophique. Or j’ai vraiment la sensation des plus désagréable que ces droits élémentaires peuvent, dans des circonstances autres que celles d’un tribunal, être bafoués !

Il n’est pas forcément évident de faire face à un tel constat.

Cependant, en citoyens respectueux de la loi, nous nous sommes conformés à ce qui était exigés de nous. A tout le moins, nous espérons avoir réussi en cette tâche, puisque personne n’a été en mesure de nous expliquer clairement les caractéristiques d’un « beau petit jardin de ville », ce qu’il nous était demandé de respecter.

Nous avons donc réfléchi à ce qui pouvait être attendu de nous.

Avant tout, évidence même, le respect des lois ! Nous sous sommes donc assurer qu’aucun des aménagements présents dans notre jardin ne soit en contravention avec les différents textes juridiques s’y appliquant, principalement le CODT et le Code Rural.

Ainsi, l’abri des poules n’est-il pas fixe, ce qui constitue un avantage indéniable pour le nettoyage, et les palissades sont-elles en bois. La zone de culture a été réduite, et est délimitée dans des bacs potager ; les zones laissées aux fleurs et plantes sauvages ont aussi été délimitées par des bordures ; les plantes perpétuelles sont maintenant dans des pots ; les distances de plantation des arbres ont été vérifiées ; etc.

Allant plus loin encore, nous avons changé le style du jardin. Moi qui appréciait le style rustique, j’ai accepté de passer à un style plus moderne. Heureusement, ce qui n’a pas changé, c’est le confort offert par le mobilier de la terrasse.

Finalement, en ce 30 janvier 2019, excepté en ce qui concerne les palissades entourant le jardin, palissades qui seront terminées au fur et à mesure que je récupèrerai des planches de palettes en suffisance, je crois pouvoir dire, non seulement, que le jardin est en ordre, mais également qu’il est devenu ce « beau petit jardin de ville » qui nous était demandé.

Et, cerise sur le gâteau, la neige a enfin étendu son manteau hivernal sur la ville ; ainsi, le jardin est en plein repos, et nous pourrons redémarrer d’un bon pied dès les premier signes du printemps.

Très franchement, même si je dois apprendre de nouvelles techniques, je dois bien avouer que cela fait vraiment du bien de pouvoir recommencer.


 







vendredi 18 août 2017

mercredi 16 août 2017

Les chenilles noires "inachis io (linnaeus)

Voici quelques photos d'un nid de chenilles noir "inachis io" se délectant de leur plante favorite, l'ortie urtica-urticat.









samedi 4 février 2017

H5N8, d'où viens-tu,

Sévissant en Europe depuis fin 2014[1], il s’agit d’un virus influenza aviaire, ou plus simplement dit de la grippe aviaire. Il s’agit d’un « descendant » du virus H5N1[2] qui aurait échangé des segments génétiques avec d’autres virus moins pathogènes[3] pour devenir cet H5N8 .

Ce virus H5N8 serait apparu en Chine et en Corée du Sud fin 2013 début 2014[4]. Malheureusement, la souche de la Corée du Sud fut très virulente, et fut emportée par les migrations de printemps en Sibérie, et dans les autres régions du monde lors des migrations de l’automne[5] .

Hélas pour nos volailles domestiques, ce virus-ci est hautement pathogène. Ce qui signifie que le risque de voir nos oies, nos canards et nos poules tomber malades à cause de ce virus est plutôt élevé[6]. Et ce serait les gallinacées les plus sensibles[7]. Dommage pour nos poules domestiques …

Par contre, il se développerait moins chez la faune sauvage, et pourrait même y être totalement asymptomatique[8]. Vous pourriez donc voir des oies et des canads semblant parfaitement sain, mais porteur du virus ;

Mais comment se transmet-il, ce virus H5N8 ? Soit par transmission directe par contact avec des oiseaux domestiques ou sauvages vivants et  infectieux, soit par  transmission indirecte (mécanique) via des équipements, des personnes, des véhicules, des produits animaux ou des matières diverses ayant été en contact avec des sécrétions d’oiseaux infectieux[9].

Et si dans le second cas, c’est affaire humaine et donc affaire de vigilance humaine, dans le premier cas les migrations des oiseaux sauvages entrent en jeu …

Il y a deux période à risque : les migrations d’automne, soit de mi-septembre à fin novembre ; et les migrations de printemps, soit de début février à début mai[10]. Et nous sommes en plein début de la période concernée.

Mais maintenant que la Belgique est touchée, et que les particuliers sont visés par les mesures de protection, que devons-nous faire ?

Toutes les informations sont reprises dans l’Arrêté Royal du 05 mai 2008 concernant la lutte contre la grippe aviaire. Je vous préviens, cet AR est long à lire, et la liste des mesure décrite aussi.

Je me contenterai donc de reprendre ici les directives reprises dans les communiqués de presse de l’Afsca, c’est-à-dire  soit le confinement, soit la protection par filet anti-oiseaux.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi la deuxième solution. Il ne nous semblait pas possible de confiner nos poules dans leur petit abri, et, en plus, nous avons déjà remarqué qu’elles appréciaient de pouvoir profiter pleinement de leur enclos. Un filet protecteur a donc été tendu sur au-dessus de tout leur enclos, sans oublier les côtés de celui-ci ;

Bonne nouvelle tout de même, ce virus-ci ne semble pas avoir d’affinité particulière pour l’homme[11], et le risque de transmission à notre espèce semble vraiment faible[12]. Nous voilà peut-être sauvés...