Sévissant en Europe depuis fin 2014[1],
il s’agit d’un virus influenza aviaire, ou plus simplement dit de la grippe
aviaire. Il s’agit d’un « descendant » du virus H5N1[2]
qui aurait échangé des segments génétiques avec d’autres virus moins pathogènes[3]
pour devenir cet H5N8 .
Ce virus H5N8 serait apparu en Chine et en Corée du Sud fin
2013 début 2014[4]. Malheureusement,
la souche de la Corée du Sud fut très virulente, et fut emportée par les
migrations de printemps en Sibérie, et dans les autres régions du monde lors
des migrations de l’automne[5] .
Hélas pour nos volailles domestiques, ce virus-ci est
hautement pathogène. Ce qui signifie que le risque de voir nos oies, nos
canards et nos poules tomber malades à cause de ce virus est plutôt élevé[6].
Et ce serait les gallinacées les plus sensibles[7].
Dommage pour nos poules domestiques …
Par contre, il se développerait moins chez la faune sauvage,
et pourrait même y être totalement asymptomatique[8].
Vous pourriez donc voir des oies et des canads semblant parfaitement sain, mais
porteur du virus ;
Mais comment se transmet-il, ce virus H5N8 ? Soit par transmission
directe par contact avec des oiseaux domestiques ou sauvages vivants et infectieux, soit par transmission indirecte (mécanique) via des
équipements, des personnes, des véhicules, des produits animaux ou des matières
diverses ayant été en contact avec des sécrétions d’oiseaux infectieux[9].
Et si dans le second cas, c’est affaire humaine et donc
affaire de vigilance humaine, dans le premier cas les migrations des oiseaux
sauvages entrent en jeu …
Il y a deux période à risque : les migrations d’automne,
soit de mi-septembre à fin novembre ; et les migrations de printemps, soit
de début février à début mai[10].
Et nous sommes en plein début de la période concernée.
Mais maintenant que la Belgique est touchée, et que les
particuliers sont visés par les mesures de protection, que devons-nous faire ?
Toutes les informations sont reprises dans l’Arrêté
Royal du 05 mai 2008 concernant la lutte contre la grippe aviaire. Je vous
préviens, cet AR est long à lire, et la liste des mesure décrite aussi.
Je me contenterai donc de reprendre ici les directives
reprises dans les
communiqués de presse de l’Afsca, c’est-à-dire soit le confinement, soit la protection par
filet anti-oiseaux.
En ce qui nous concerne, nous avons choisi la deuxième
solution. Il ne nous semblait pas possible de confiner nos poules dans leur
petit abri, et, en plus, nous avons déjà remarqué qu’elles appréciaient de
pouvoir profiter pleinement de leur enclos. Un filet protecteur a donc été
tendu sur au-dessus de tout leur enclos, sans oublier les côtés de celui-ci ;
Bonne nouvelle tout de même, ce virus-ci ne semble pas avoir
d’affinité particulière pour l’homme[11],
et le risque de transmission à notre espèce semble vraiment faible[12].
Nous voilà peut-être sauvés...
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