lundi 17 juillet 2023

DD2.0: écologie et surconsommation

 La surconsommation mondiale, en tout, nous amène à consommer l'intégralité des ressources que notre planète peut nous procurer toujours plus tôt dans l'année. Pour 2023, d'après certains calculs savants, ce sera le 02 août (https://fr.statista.com/infographie/22657/progression-jour-du-depassement-mondial/). Le 02 août 2023, l'ensemble de l'espèce humaine aura consommé l'ensemble des ressources que la Terre pourrait nous offrir pour toute cette année 2023. Nous consommons donc beaucoup trop de ressources naturelles. Et, beaucoup trop vite. 

Mais, d'où vient cette surconsommation effrénée ? Plutôt des pays riches que des pays pauvres. Les premiers voient leur "jour du dépassement" tôt dans l'année, courant du premier semestre, voire du premier trimestre, les seconds voient ce jour arriver fin de l'année en cours (https://climate.selectra.com/fr/comprendre/jour-depassement). Les pays riches consomment donc bien d'avantage que les pays pauvres.

Pourquoi ? Pourquoi avons-nous un tel besoin de surconsommation ? Le sociologue Pierre Bourdieu, dans son œuvre, et peut-être plus précisément dans son ouvrage " La Distinction : critique sociale du jugement", nous explique à quel point nous nous sentons obligés de nous comparer aux autres, et plus précisément aux classes supérieures. Nous aimerions vivre comme vivent ceux que nous considérons comme mieux classés que nous dans la hiérarchie sociale. Ceux directement au-dessus de nous dans cette hiérarchie sociale. Les masses populaires ne sont tout de même pas assez folles que pour croire que tout le monde pourrait vivre comme à Versailles ! Non, nous voulons juste vivre comme ce voisin un peu plus riche que nous et dont l'apparente aisance financière nous gâche nos petits plaisirs trop simples...

Voilà, le doigt est mis dans l'engrenage ! Cette nouvelle télévision qu'on a vu être livrée chez lui, après-tout la nôtre commence à devenir ancienne. Attention ! Elle fonctionne encore parfaitement, mais elle a déjà trois ans ! Pourquoi ne pas en acheter une nouvelle, plus récente ? Et, tous ces nouveaux vêtements de la collègue, qui ne vient pas deux jours de suite dans le même jeans, on veut pouvoir faire de même. Ou ces jouets qu'a le copain de classe chez qui on a passé la nuit, on voudrait bien les avoir aussi. Hé, oui ! Cela commence dès l'enfance...

Alors, loin de moi l'idée de fustiger toute consommation, tout achat, quels qu'ils soient, mais peut-être pourrions-nous y réfléchir à deux fois... Avons-nous réellement besoin de cette superbe robe qui nous fait envie, mais qui restera dans notre dressing ? Avons-nous réellement besoin de tous les jouets qu'ont les copains ? Avons-nous réellement besoin de cette nouvelle télévision ? N'avons-nous pas déjà tout ce dont nous avons vraiment besoin ? Si tel n'est pas le cas, alors oui !, procurons-nous ce qu'il nous manque. Mais, ce manque est-il réel ? N'est-il pas simplement dû à notre égo froissé par la richesse, considérée comme supérieure, d'autrui ?  

Que les choses soient claires : je n'appelle en aucun cas à une décroissance quelconque. Je ne me considère pas, moi-même, comme décroissante, au contraire ! Mais, j'en appelle à une croissance réfléchie, à une croissance qui ne mette pas en danger tous les habitants de notre planète, à une croissance qui n'ait pas un impact écologique aussi catastrophique que c'est actuellement le cas.

Tout le monde a le droit de consommer comme bon lui semble, mais personne n'a le droit de menacer la sécurité d'autrui. 

Alors consommons, oui ! Mais, consommons mieux et plus intelligemment !

lundi 26 juin 2023

DD 2.0: l'écologie

 Qu'est-ce que l'écologie ? Quelle est cette dernière pointe de l'Étoile du Nord de la Pico-Ferme ?

Une définition qui me plaît est celle du site "youmatter" et qui est la suivante :

 "L’écologie, au sens premier du terme, est une science dont l’objet est l’étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l’ensemble étant désigné par le terme « écosystème »).

Par extension, l’écologie désigne également un courant de pensée (l’écologisme ou écologie politique) qui s’incarne dans diverses familles dont l’objectif commun est d’intégrer les enjeux environnementaux à l’organisation sociale, économique et politique." (https://youmatter.world/fr/definition/ecologie-definition/#:~:text=L'%C3%A9cologie%2C%20au%20sens%20premier,le%20terme%20%C2%AB%20%C3%A9cosyst%C3%A8me%20%C2%BB).


Si l'écologie est devenue affaire de politique, elle est avant-tout affaire de compréhension des interactions entre les populations, entre les individus et leur environnement. 

Et, là, tout se complique pour les humains que nous sommes. Contrairement à ce que certains voudraient croire, nous faisons partie intégrante de l'environnement dans lequel nous évoluons. La moindre de nos petites actions entre en interaction avec nos semblables et avec l'environnement qui nous entourent. Autrement dit, si nous voulons vraiment être écologiques au sens du mode de vie que cela représente, nous devons, avant tout, être écologiques au sens scientifique du terme.

Par exemple, avoir ses propres poules peut, à première vue, sembler très écologique : elles mangent nos déchets de légumes, et nous fournissent des œufs frais. Mais la nourriture que nous leur donnons et le foin que nous mettons à leur disposition sont-ils d'origine biologique ? Avoir un potager parait très bien et procure beaucoup de plaisir... Mais, utilisons-nous des intrants chimiques pour nos cultures ? Et pour les arbres fruitiers, quel genre de traitements utilisons-nous ?

Qu'en est-il de notre alimentation ? Est-elle fortement carnée ou plutôt végane ? les aliments sont-ils d'origine biologique ?

Nos vêtements, sont-ils écoresponsables ? S'il s'agit de vêtements issus de l'ultra fast fashion, vous pouvez imaginer l'impact sur notre planète et sur tous ses habitants, humains y compris

Quid du mode de chauffage de nos foyers, de toutes les facilités de la vie moderne, de nos moyens de déplacements, etc ?

On le voit, la question n'est pas simple


Permettez-moi de vous rassurer : à la Pico-Ferme, toutes ces questions sont posées à tout instant, pour le moindre de nos faits et gestes, c'est devenu une habitude. Nous ne sommes pas parfaits, mais nous tâchons de tendre au maximum vers une empreinte écologique la plus neutre possible, voire, même, d'avoir une empreinte écologique favorable pour notre environnement

mercredi 24 mai 2023

Symphytum officinalis ou grande consoude

Nous avons la chance, au niveau de la terrasse, d'accueillir un plant de grande consoude. Nous ne l'y avions pas placée, c'est la plante elle-même qui s'y est installée. Sûrement une graine laissée par les oiseaux

Quoi qu'il en soit, nous sommes bien heureux de pouvoir profiter de sa présence, ne serait-ce que parce qu'il s'agit d'une plante mellifère, dont les bourdons raffolent. Je vous avoue que, durant les soirées délicieusement chaudes, avec un petit verre de rosé, le bourdonnement des bourdons, et autres pollinisateurs qui viennent profiter de la consoude, est un vrai plaisir

Mais cette superbe plante, pouvant atteindre un bon mètre de hauteur (G. SCHERF, Symphytum officinalis, in "Des plantes médicinales dans votre jardin", éditions Chantecler, pp66-67), voire un mètre cinquante (https://jardinage.lemonde.fr/dossier-2584-consoude.html) n'est pas qu'une bonne assiette pour les bourdons. Les feuilles, grandes et velues, font un excellent couvert végétal au potager, et peuvent aussi être utilisée en engrais sous forme de purin (G. SCHERF, Symphytum officinalis, in "Des plantes médicinales dans votre jardin", éditions Chantecler, pp66-67)

Les feuilles peuvent aussi être consommées, mais jeunes et en petites quantités, car elles contiennent des alcaloïdes toxiques pour le foie (F. COUPLAN, Consoude, in "Plantes sauvages comestibles", éditions Larousse, 2018, pp134-135)

Les fleurs présentent de mai à juillet (https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75402-synthese) font le bonheur des pollinisateurs, mais sont également élégamment disposées en forme de demi-corole s'épanouissant vers le bas, décorant joliment la terrasse. Ces magnifiques fleurs peuvent être blanchâtres, rosées ou violettes (https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75402-synthese). C'est cette dernière couleur qu'arborent les fleurs de notre plant









lundi 8 mai 2023

Adalia bipunctata

Cousine de la coccinelle à sept points, notre petit jardin héberge également des coccinelles à deux points. 

Celle-ci, un peu plus petite, mesurant entre 3,5 et 5,5 millimètres, présente un beau point noir sur chacune des élytres (http://www.herbea.org/fr/fiches/846/Coccinelle-%C3%A0-2-points). L'inversion des couleurs est également possible (idem). 

Elles hivernent du mois de décembre au mois de mars, et ce, dans certaines crevasses et dans les écorces des arbres (idem).

En sortant de leur hibernation, elles se régaleront de pucerons contre lesquels elles sont un excellent auxiliaire pour la lutte biologique (https://passion-entomologie.fr/les-pucerons-des-insectes-passionnants-et-problematiques-2-2/)

Dès que les conditions seront optimales, elles pondront tous les jours entre vingt et cinquante œufs, dont les larves issues après éclosions se régaleront également des pucerons présents dans leur environnement (https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/4036/1/Leroyetal2008.pdf)

Nous sommes donc très heureux de les accueillir chez nous

Coccinelle à deux points sur feuille de prunelier


mercredi 3 mai 2023

Coccinella septempunctata

La coccinelle à sept points, peut-être la plus courante de nos coccinelles "bien de chez nous" (https://www.aujardin.info/fiches/coccinelle.php) est bien présente dans notre petit jardin. Il faut dire que les pucerons sont déjà nombreux sur certaines de nos plantes, et donc que ces coccinelles trouvent de quoi manger et de quoi rassasier leur progéniture

La coccinelle rouge à sept points noirs en possède trois sur chaque élytre, les "ailes" rigides et colorées, et un point central réparti sur les deux élytres, juste au-dessous de la tête (https://www.gerbeaud.com/faune/comment-reconnaitre-la-coccinelle-a-7-points,1504.html) Elle peut mesurer de cinq à huit millimètres (https://www.permaculturedesign.fr/coccinelle-europeenne-demoiselle-insecte-bete-bon-dieu/) 

Cette "petite bête à Bon Dieu" est une formidable auxiliaire pour lutter contre les pucerons, mais également contre les cochenilles et les acariens (https://www.permaculturedesign.fr/coccinelle-europeenne-demoiselle-insecte-bete-bon-dieu/). Lorsqu'elle ne trouve plus de pucerons ou d'acariens, elle peut aussi se nourrir de pollen en se rendant de fleur en fleur, ce qui la fait participer à la pollinisation de nos jardins (idem)

Après l'accouplement, les femelles pondent des œufs qui écloront environ une semaine plus tard (idem). Des larves en sortiront et se régaleront des pucerons présents sur leurs passages

Ces larves vont muer, et deviendront des nymphes (https://www.jardiner-autrement.fr/fiches-techniques/les-coccinelles/). Approximativement huit jours plus tard, la coccinelle adulte émergera, et le cycle pourra recommencer (idem)

Les coccinelles vivent environ un an (https://www.gerbeaud.com/faune/coccinelle-insecte-auxiliaire,1071.html), les plus précoces pondront leurs œufs à la belle saison, les plus tardives hiverneront et pondront au printemps suivant (idem)

En ce qui nous concerne, lorsque nous voyons les premiers pucerons, nous savons que les coccinelles ne vont pas tarder à se montrer



Coccinelle à sept points sur feuille de groseillier