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mardi 13 août 2013

Nos potagers en danger?

Ces derniers jours, nous constatons que de plus en plus de personnes s’alarment, sur les réseaux sociaux, de l’existence d’une volonté de la part de la Commission Européenne d’interdire aux particuliers de cultiver leur potager.

Cela provient sans-doute d’un communiqué de presse de l’Europe titrant :

Avons-nous raison de craindre une « mise à mort » des potagers de particuliers ?

Que l’on nous permette, tout d’abords de nous référer à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne :
T.U.E., art.17, §2 : « Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission, sauf dans les cas où les traités en disposent autrement. Les autres actes sont adoptés sur proposition de la Commission lorsque les traités le prévoient. »

Cela veut-il dire que la Commission Européenne décide des lois de l’Union ? La réponse se trouve dans l’article 16, paragraphe 1, de ce T.U.E. :
T.U.E., art. 16, §1 : « Le Conseil exerce, conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et budgétaire. Il exerce des fonctions de définition des politiques et de coordination conformément aux conditions prévues par les traités. »

On pourrait donc dire : « La Commission propose, le Conseil et le Parlement disposent. » Hé oui, une proposition de la Commission Européenne n’est qu’une… proposition ! Celle-ci doit encore être adoptée par d’autres assemblées européennes avant de se transformer en un texte législatif.

De plus, si l’on se réfère au communiqué de presse précité, « l’utilisation de semences dans les jardins privés n’est pas régie par la législation de l’UE et les jardiniers amateurs pourront continuer à acheter tout type de matériel végétal et à vendre leurs semences en petites quantités. En outre, il sera précisé que tout non-professionnel (jardinier amateur, par exemple) peut procéder à des échanges de semences avec d’autres particuliers sans être concerné par les dispositions du règlement proposé. »

Il semblerait donc que les jardiniers amateurs cultivant leur potager n’aient pas à s’inquiéter.


Evidemment, certaines personnes nous dirons que cela devra être suivi de près, pour éviter que les non-professionnels  ne se retrouvent sous le coup de cette législation, eux-aussi. Mais n’est-ce pas le rôle de tout citoyen que de s’intéresser aux lois dont il dépend ?