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dimanche 25 décembre 2016

Des poules, oui mais...


Les œufs des poules que l’on possède semblent toujours meilleurs que ceux du commerce, même les œufs biologiques.

Avoir des poules peut donc s’avérer très attrayant. Ce d’autant plus qu’elles réduiront la quantité de déchets organiques dans les sacs poubelles puisqu’elles se régaleront de la plupart de ces déchets.

Seulement voilà, même si cela semble fou de déranger les gens pour un petit poulailler tel que ceux vendu dans le commerce, certaines personnes risque de porter plainte contre votre poulailler car il s’agit d’une installation fixe, et qui plus est d’un abri pour animaux. Ce qui en Wallonie est régit par le CWATUP

Rassurez-vous, normalement personne ne viendra vous ennuyer pour un petit abri pour deux ou trois poules. Mais, par expérience, nous savons que, parfois, des personnes mal intentionnées à votre égard peuvent chercher le moindre détail pour vous ennuyer.

Que faut-il faire, alors ?

Si vous le permettez, nous allons nous référer à ce fameux CWATUP, soit le Code Wallon De l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et  du Patrimoine

Celui-ci, en son article 84 stipule que :
«§ 1er. Nul ne peut, sans un permis d’urbanisme préalable écrit et exprès du collège des bourgmestre et échevins :
1° construire, ou utiliser un terrain pour le placement d’une ou plusieurs installations fixes ; par          « construire ou placer des installations fixes », on entend le fait d’ériger un bâtiment ou un ouvrage, ou de placer une installation, même en matériaux non durables, qui est incorporé au sol, ancré à celui-ci ou dont l’appui assure la stabilité, destiné à rester en place alors même qu’il peut être démonté ou déplacé,  
(…) »

Heureusement, dans ce même article 84 du CWATUP, mais au paragraphe 2, est précisé que :
« . Les dispositions du présent Code sont applicables aux actes et travaux non énumérés au paragraphe 1er lorsqu’un règlement d’urbanisme impose un permis pour leur exécution et pour autant qu’ils ne figurent pas sur la liste visée à l’alinéa 2.
 (Le Gouvernement arrête la liste des actes et travaux qui, en raison de leur minime importance :
 1° ne requièrent pas de permis d’urbanisme ;
2° ne requièrent pas le concours d’un architecte ;
3° ne requièrent pas l’avis préalable du fonctionnaire délégué ;
4° ne requièrent pas de permis d’urbanisme et requièrent une déclaration urbanistique préalable adressée par envoi au collège des bourgmestre  et échevins et dont le Gouvernement arrête les modalités et le contenu – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al.2) .
(…)

Bien nous voilà donc à nous demander si nous n’aurions pas, chose paraissant totalement absurde, besoin d’un permis pour notre petit poulailler.

Heureusement, sous certaines conditions, cela ne requière qu’une déclaration urbanistique préalable.

Pour cela, nous devons nous référer à l’article 263, §1, 2°, c :
« § 1er. Pour autant qu'ils n'impliquent aucune dérogation à des dispositions légales, décrétales ou réglementaires et qu'ils ne nécessitent pas d'actes et travaux préparatoires soumis au permis d'urbanisme, ne requièrent pas de permis d'urbanisme et requièrent une déclaration urbanistique préalable les actes et travaux qui suivent :
(…)
2° Dans les cours et jardins, les actes et travaux qui suivent
(…)
c : les abris pour un ou des animaux, pour autant :
 - par propriété, que la superficie maximale soit de 15,00 m² et de 25,00 m² pour les colombiers ;
- qu'ils soient érigés à 3,00 m au moins des limites mitoyennes ;
- qu'ils soient érigés à 20,00 m au moins de toute habitation voisine ;
- que la hauteur ne dépasse pas 2,50 m à la corniche et 3,50 m au faîte, calculée par rapport au niveau naturel du sol ;
- que le matériau de parement des élévations soit le bois ou le grillage ou soient similaires aux matériaux du bâtiment principal existant ; »

On constatera donc que notre petit poulailler doit être à 20 mètre au moins de toute habitation voisine, et qu’il doit être à 3 mètre, au moins, des limites mitoyennes (les autres conditions ne semblant pas pertinentes pour un petit abri, pour quelques poules, acheté dans le commerce).

Vous pensez bien que lorsqu’on vit en ville, avec un petit jardin faisant 4 mètre de largeur, il est difficile de placer un poulailler à 3 mètres de toutes les limites mitoyennes.

Heureusement, notre jardin est assez grand que pour que le poulailler soit à plus de 20 mètres de toutes les habitations voisines.

Restait à résoudre le problème de l’implantation à au moins 3 mètres de toutes les limites mitoyennes.


Nous avons opté pour une solution à la fois simple et pratique.
Simple, car nous avons mis notre poulailler sur roues. Du coup, il ne s’agit plus d’une installation fixe ; pratique, car ces roues, et donc la possibilité pour moi de déplacer ce poulailler comme bon me semble, me permettent de nettoyer l’enclos, bouger le poulailler, nettoyer en dessous de ce poulailler, et le remettre en place. Il ne s’agit donc pas d’une installation fixe

Autre avantage, nous pouvons aussi le déplacer selon les saisons, afin de le mettre plus à l’ombre en été, et plus au soleil en hivers. Cela nous permet d’augmenter  un peu le confort de nos poules. 

Et enfin, pour ce confort des poules, nous avons pris un poulailler plus grand que nécessaire. En effet, nous avons 5 poules, et notre poulailler pourrait en accueillir 8 à 10.


Reste à savoir à quoi on s’engage en ayant des poules. Il ne suffit pas de les laisser dans leur enclos de plusieurs mètres carrés (plus ou moins 25 mètres carrés pour nos 5 poules) sans rien faire.

En effet, vous devrez nettoyer votre poulailler chaque jour, nourrir vos poules, au grain certes, mais aussi avec des friandises (déchets de fruits et légumes), changer leur eau, et pourquoi pas, leur faire des câlins.
Mais rassurez-vous, cela ne vous prendra que quelques minutes par jour, et, en contrepartie, vous vous régalerez des œufs que vous récupérerez.


Mais ne sont-elles pas bien, nos poulettes ?







lundi 5 mai 2014

Buffet d'insectes

Ce vendredi 02 mai 2014, nous avons eu la chance d’assister à la soirée inaugurale du festival Insectopolis de la faculté Agro-Bio Tech de Gembloux se tenant cette année, et de participer à la dégustation d’insectes organisée à l’issue de la conférence sur l’entomophagie.

Mais qu’est-ce que cette entomophagie ?  Rien de moins que le fait de manger… des insectes. Oui, oui, vous lisez bien : nous avons pu déguster des insectes.

« En voilà une idée ! » nous direz-vous. Et pourquoi donc, en Europe, mangerions-nous des insectes ? Cela se fait dans d’autres pays, dans d’autres cultures…  Mais pas ici ! Pas en Europe ! Pas en Belgique !

En fait, voilà déjà une première excellente raison de goûter à l’entomophagie : l’ouverture aux autres, et à leurs cultures.

Mais au XXIème siècle, manger des insectes offre d’autres perspectives que l’ouverture culturelle.

Pour commencer, la consommation d’insecte permettrait de lutter contre la faim et la malnutrition, à fortiori lorsque nous atteindrons les 9 milliards d’individus sur Terre. Encore aujourd’hui, plus de 800 million de personnes, de par le monde, souffrent de malnutrition[1].

Nourrir 9 milliards de personnes, avec les modes de production et de consommation actuels, nécessiterait de presque doubler la quantité d’aliments produite[2].  Il semble difficile d’augmenter à l’infini les surfaces de cultures ou d’élevage, ou de pêcher encore plus de poissons dans des océans déjà soumis à la surpêche actuelle.

L’élevage d’insectes, par contre, ne nécessite ni autant de place pour leur reproduction et leur croissance, ni autant d’aliments végétaux, et donc autant de surface de culture végétales. Par exemple, pour produire un kilogramme de masse corporelle, les insectes demanderont jusqu’à 4 fois moins de nourriture que les bovins[3]. Ils sont pourtant très nutritifs, offrent un taux élevé de protéines, et des taux de minéraux et de vitamines tels que 50 à 100 grammes d’insectes couvriraient, de manière générale, 100% des apports journaliers recommandés[4]. Les insectes peuvent donc remplacer une partie de la viande nécessaire, tant en situation d’urgence, que dans nos habitudes alimentaires.

De plus, la consommation d’insectes pourrait nous aider dans la protection de notre environnement, et dans la lutte contre les changements climatiques.

En effet, l’élevage d’insectes demande beaucoup moins d’eau que l’élevage de bétails traditionnel ; certains insectes peuvent être nourri avec des déchets organiques, et transformer ces déchets en protéines pour l’alimentation des poules[5], par exemple ; et enfin, l’élevage de la plupart des insectes produit nettement moins de gaz à effet de serre que l’élevage du bétail conventionnel[6].

Pour finir, il serait possible de réaliser des élevages de petites dimensions familiales, ce qui permettrait d’avoir un accès local à cette ressource[7]. 

Les insectes semblent donc avoir un potentiel alimentaire assez intéressant. Attention cependant : il ne s’agit surtout pas de se rendre au jardin et de ramasser une poignée de « petites bêtes » pour le souper. Vous auriez toutes les chances de vous retrouver au service des urgences médicales pour empoisonnement !  Tous les insectes ne sont pas comestibles…   

En l’état actuel, l’AFSCA, l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire, en Belgique, tolère la vente de quelques insectes. Voici ce qu’il est possible de trouver sur leur site, à ce sujet :

« (…) La mise sur le marché des espèces reprises dans le tableau ci-dessous est tolérée à condition que les prescriptions relatives à la sécurité alimentaire soient respectées. Cette liste a été établie à l’occasion d’un tour de table  de la Commission européenne en 2011 et est le reflet des espèces d’insectes qui sont disponibles en Belgique pour la consommation humaine. (…)

Grillon domestique
Acheta domesticus
Criquet migrateur africain
Locusta migratoria migratorioides
Ver de farine géant
Zophobas atratus morio
Ver de farine
Tenebrio molitor
Ver Buffalo
Alphitobius diaperinus
Chenille de la fausse teigne
Galleria mellonella
Criquet pèlerin d’Amérique
Schistocerca americana gregaria
Grillon à ailes courtes
Gryllodes sigillatus
Chenille de la petite fausse teigne
Achroia grisella
Chenille du bombyx
Bombyx mori

Pour la mise sur le marché de ces espèces les règles générales de la législation alimentaire sont en vigueur, en particulier et entre autre l’application de bonnes pratiques d’hygiène, la traçabilité, la notification obligatoire, l’étiquetage et la mise en place d’un système d’autocontrôle basé sur les principes du HACCP. (…) »[8]


OK… Nous voilà convaincu du potentiel de l’entomophagie, et prévenus des risques.  Mais finalement, est-ce bon, les insectes ?  Et comment les présenter à table ? 

Nous vous laissons découvrir cela en image…


mercredi 5 février 2014

Nos amis les batraciens

Ce mardi 04 février 2014, surlendemain de la Journée mondiale des zones humides, l’Extension ULB de Jodoigne accueillait le Professeur Christiane Percsy-Lefèvre, ainsi que Monsieur Hervé Paques, de Natagora, pour nous parler de certains locataires de nos étangs et plans d’eau : les batraciens.


Le Professeur Christiane Percsy-Lefèvre et Monsieur Hervé Paques


Le Professeur Percsy-Lefèvre nous a présenté  les batraciens.

Dans la classification phylogénétique, le superordre des Batraciens appartient à la sous-classe des Lissamphibiens, qui elle-même appartient à la classe des Amphibiens.  Hé oui : lorsque le langage courant utilise le terme « amphibien » à la place de celui de « batracien », il commet une petite erreur de classification du vivant.

Le superordre des batraciens, lui-même,  se divise en l’ordre des anoures, et en celui des urodèles.

Les Anoures n’ont pas de queue à l’âge adulte, nous gratifient de leurs chants, et leurs  larves sont des têtards.  Ce sont les grenouilles et crapauds, les premières n’étant pas les femelles des seconds.

Les Urodèles, au contraire, possèdent une queue à l’âge adulte, ne chantent pas, et leurs larves sont forts similaires aux adultes. Ce sont les tritons et salamandres.

Nous avons pu découvrir, en photos et en audio, différentes espèces, telle la grenouille rousse, la grenouille verte, le crapaud commun, le crapaud calamite, le crapaud accoucheur, le sonneur à ventre jaune, la salamandre terrestre, le triton palmé, le triton alpestre, le triton ponctué et le triton crêté.

Les batraciens de nos régions sont menacés par plusieurs phénomènes : la destruction, la modification et la fragmentation de leurs habitats, la pollution, l’introduction d’espèces étrangères, les maladies, le réchauffement climatique et les destructions directes comme les morts sur nos routes.

Certains prétendront que des grenouilles et des crapauds, il y en a chaque année des centaines si pas des milliers sur les routes, et que, donc, on pourrait se demander pourquoi les protéger.

Tachons de répondre à cette question. En dehors de l’aspect éthique de la « simple » protection de notre environnement et de toute vie, on peut, par exemple, répondre que, faisant partie de l’écosystème, les batraciens y ont un rôle à jouer. Même si ce rôle peut sembler, à première vue,  se limiter à leur importance dans la chaîne alimentaire, n’est-ce déjà pas suffisant que pour les protéger ?

Et pour ceux qui voudraient un exemple de ce que les batraciens pourraient apporter à notre propre espèce, qu’ils sachent qu’une grenouille actuellement disparue, Rheobatrachus Silus,  aurait pu nous permettre de trouver un remède contre les ulcères gastriques. En effet, la gestation des petits de cette grenouille se faisait dans l’estomac de la mère. Celle-ci sécrétait une ou plusieurs substances pour inhiber l’acidité de son estomac afin de permettre le développement du petit à naître.[1]

Southern Gastric Brooding Frog (Rheobatrachus Silus).
Tapdole being delivered from mother’s stomach.
(© Michael J. Tyler.)[2]


Reste à savoir ce que nous, simples citoyens, pouvons faire pour aider à la préservation des batraciens.

Monsieur Hervé Paques nous a apporté quelques réponses. Nous pouvons, bien sûr, participer aux actions organisées pour aider les batraciens à traverser nos routes ; nous pouvons faire attention à rouler à une vitesse inférieure à 30 km/h sur les tronçons signalés lors des migrations des batraciens, tant pour ne pas blesser les personnes qui aident ces animaux à traverser nos routes, que simplement pour ne pas aspirer ces petites bêtes dans les flux d’air produits par nos voitures roulant à plus de 30km/h, ce qui leur est fatal ; et nous pouvons aussi installer une mare dans nos jardins, afin d’y accueillir une plus grande biodiversité, dont des batraciens.

Terminons par une petite vidéo recommandée par Monsieur H. Paques :







[1] E. CHIVIAN et A. BERNSTEIN, Sustaining Life, Oxford University Press, 2008, p XIII.
[2] idem

vendredi 1 novembre 2013

Des œufs durs à cuisson... toute douce!

Pour tous ceux qui, comme moi, ont horreur de vérifier le temps de cuisson des œufs pour être sûr de les avoir cuits, mais pas trop, voici un petit truc:

Faire cuire les œufs sur le poêle à bois, en douceur, le soir, pendant que l'on profite d'un bon film.

Hé non! Il n'est pas indispensable de cuire les œufs dans l'eau bouillante pendant 10 à 12 minutes pour les avoir "cuits durs".

A la Pico Ferme, lorsque nous désirons nous en préparer, nous les plaçons dans une casserole, les recouvrons d'eau, et, au lieu de porter à ébullition et de vérifier une montre ou un timer, nous les déposons sur le feu, au salon, et les laissons cuire bien tranquillement pendant que nous regardons un petit DVD.

Après le film, qui dure généralement 1h1/2 à 2h, nous les retirons du feu. Fred en profite dès le petit déjeuner du lendemain.

En y réfléchissant, cela nous offre 3 avantages:

1) pas de gaspillage, les œufs dur se conservent longtemps;
2) pas d'énergie supplémentaire utilisée pour la cuisson de ces œufs, puisque le bois est brûlé pour chauffer la maison, que l'on cuise les œufs ou pas;
3) il n'est pas nécessaire de surveiller le temps de cuisson.

Du tout bon!

dimanche 27 octobre 2013

Des Abeilles et des Hommes ...

Des Abeilles et des hommes (More than honey) 
C'est un film documentaire suisse de Markus Imhoof sorti en 2012.
À vocation pédagogique, il éclaire le spectateur sur l'éventualité d'une disparition des abeilles et des conséquences qu'elle produirait. Cette éventualité est déjà une réalité dans certaines portions du Monde (disparition de 90 % des abeilles chinoises depuis l'ère Mao). (source Wikipédia)

Voici la bande-annonce ...


Mais il est possible de trouver la film-documentaire sur des sites de Streaming en recherchant avec le titre "Des Abeilles et des Hommes"

mardi 20 août 2013

L'Apiculture … un cheminement logique pour La Pico ferme.

En sachant que nos amis les pollinisateurs tels que les abeilles sont plus qu'essentielles à notre survie sur terre.

A la Pico Ferme, nous les chouchoutons et leur offrons le plus possible de végétaux à pollen et elles nous le rendent bien, chaque années nous avons de belles récoltes de fruits.

Voici une petite vidéo prise "Aux Sources du Miel" lors d'un transfert d'une ruche vers une autre ruche plus grande.

mardi 13 août 2013

Nos potagers en danger?

Ces derniers jours, nous constatons que de plus en plus de personnes s’alarment, sur les réseaux sociaux, de l’existence d’une volonté de la part de la Commission Européenne d’interdire aux particuliers de cultiver leur potager.

Cela provient sans-doute d’un communiqué de presse de l’Europe titrant :

Avons-nous raison de craindre une « mise à mort » des potagers de particuliers ?

Que l’on nous permette, tout d’abords de nous référer à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne :
T.U.E., art.17, §2 : « Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission, sauf dans les cas où les traités en disposent autrement. Les autres actes sont adoptés sur proposition de la Commission lorsque les traités le prévoient. »

Cela veut-il dire que la Commission Européenne décide des lois de l’Union ? La réponse se trouve dans l’article 16, paragraphe 1, de ce T.U.E. :
T.U.E., art. 16, §1 : « Le Conseil exerce, conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et budgétaire. Il exerce des fonctions de définition des politiques et de coordination conformément aux conditions prévues par les traités. »

On pourrait donc dire : « La Commission propose, le Conseil et le Parlement disposent. » Hé oui, une proposition de la Commission Européenne n’est qu’une… proposition ! Celle-ci doit encore être adoptée par d’autres assemblées européennes avant de se transformer en un texte législatif.

De plus, si l’on se réfère au communiqué de presse précité, « l’utilisation de semences dans les jardins privés n’est pas régie par la législation de l’UE et les jardiniers amateurs pourront continuer à acheter tout type de matériel végétal et à vendre leurs semences en petites quantités. En outre, il sera précisé que tout non-professionnel (jardinier amateur, par exemple) peut procéder à des échanges de semences avec d’autres particuliers sans être concerné par les dispositions du règlement proposé. »

Il semblerait donc que les jardiniers amateurs cultivant leur potager n’aient pas à s’inquiéter.


Evidemment, certaines personnes nous dirons que cela devra être suivi de près, pour éviter que les non-professionnels  ne se retrouvent sous le coup de cette législation, eux-aussi. Mais n’est-ce pas le rôle de tout citoyen que de s’intéresser aux lois dont il dépend ?

jeudi 8 août 2013

Date de péremption?

Dans une circulaire du 02 août 2013 concernant les banques alimentaires et les associations caritatives, l’AFSCA,  l’Agence fédérale (belge) pour la sécurité de la chaîne alimentaire, reconnaît que dans certains cas, les aliments dont la date de durabilité minimale est dépassée peuvent encore être proposés au consommateur, et donc peuvent encore être consommés sans risque pour la santé.

Attention à ne pas confondre la date de durabilité minimale et la date limite de consommation :

« Date limite de consommation: la date limite de consommation (DLC = à consommer jusqu’au) se rapporte à la sécurité du produit, elle est apposée sur les denrées très périssables. Une fois cette date dépassée, ces produits ne peuvent plus être distribués ni consommés en raison des risques potentiels pour la santé du consommateur.

Date de durabilité minimale: la date de durabilité minimale (DDM = à consommer de préférence avant le) se rapporte essentiellement à la qualité du produit, elle est apposée sur les produits moins vulnérables d’un point de vue microbiologique et qui impliquent donc beaucoup moins rapidement un risque pour la santé du consommateur. Jusqu’à cette date, le fabricant garantit un produit sûr et de qualité. Après cette date, la qualité du produit n’est plus garantie mais cela ne signifie pas pour autant que le produit comporte un danger pour la santé publique. »<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]-->


Dans un contexte de perte de denrées alimentaire aussi importantes que celles que nous connaissons dans notre société, il peut être intéressant de savoir que certains aliments ne doivent pas obligatoirement remplir nos poubelles dès que la DDM est dépassée.

mardi 30 juillet 2013

Omelette aux amaranthes

Voici une petite recette de la Pico Ferme :

Prenez autant d’œufs que vous le désirez selon vos goûts, battez les pour en faire une bonne omelette, incorporez-y des feuilles d’amaranthe, soit des grandes feuilles émincées, soit de petites feuilles entières, et cuisez selon vos désirs.

Si vous utilisez de grandes feuilles émincées, nous vous conseillons de les incorporer aux œufs avant le début de la cuisson.

Par contre, si vous utiliser de jeunes feuilles, vous pouvez soit les incorporer tout de suite, soit ne les incorporer à votre omelette que plus tard, voire juste avant de servir. De plus, vous pouvez également utiliser de jeunes feuilles  pour décorer votre omelette.


Il ne vous reste plus qu’à servir…

Amaranthe - Amaranthus

Les amaranthes font partie de la famille botanique des Amaranthacea, genre Amaranthus[1]. Il existe 87 espèces connues, qui se retrouvent en Amérique, en Australie, et en Eurasie[2].

Les amaranthes sont utilisées depuis des millénaires par les populations d’Amérique Latine, et plus particulièrement les Aztèques et les Incas. Mais, de nos jours, elles seraient d’avantage utilisées en Asie et en Inde[3].

Les amaranthes sont principalement cultivées pour leurs feuilles et pour leurs grains[4].

Les feuilles d’amaranthe sont sources de vitamine C, de carotène, de calcium, de fer,  de protéines, ainsi que d’autres oligoéléments. Les grains, quant à eux, sont sources de protéines[5].

Les amaranthes sont également cultivées comme plants décoratives dans des massifs (elles peuvent former des buissons de plus d’1.5m de haut), dans des bordures,  tout comme plantes à bouquets[6].

En fonction de la localisation géographique, les semis en pleine terre peuvent s’effectuer d’avril à juin, mais dans un sol déjà bien réchauffé[7], [8]. Les semis de pleine terre doivent être légers. Une autre technique de semis consiste en l’utilisation des clayettes, du repiquage en godet individuels au stade de deux feuilles, et en un repiquage dans le jardin impératif lorsque les plants atteignent 12 cm de hauteur[9].

Les distances d’éclaircissement, dans le cadre d’un semis en pleine terre, ou de repiquage varient en fonction des souhaits du jardinier. Si le jardinier désire des plantes de plus grande ampleur, il les espacera de 30 à 50 cm. S’il préfère de plus petites plantes, il les espacera de 10 à 30 cm[10]. 

Dans le premier cas, les plantes pourraient être sujettes à la verse en cas de grands vents ; dans le second, elles seront plus sensibles au stress hydrique en cas de forte sécheresse[11].

Les amaranthes peuvent se contenter d’un terrain relativement pauvre. Le fumage se fera donc, lui aussi,  en fonction des désidératas du jardinier[12].

De plus, les amaranthes se plaisent tant en altitudes moyenne qu’en montagne, et résistent aussi bien au froid qu’à la chaleur[13].

Les fleurs mâles et femelles se retrouvent sur la même plante, et celles-ci sont autofécondes. Cependant, pour éviter la dépression génétique, il est conseillé de permettre aux plantes de se féconder entre-elles[14].

Afin d’assurer la pureté variétales, deux possibilités s’offrent aux jardinier qui désirent récolter leurs propres semences[15] :

1)      espacer les différentes variétés d’une distance suffisante que pour éviter les pollinisations croisées,

2)      recouvrir d’un fin bonnet de voile les panicules de 4 ou 5 plantes de la même variété, et cultivées ensembles, avant que les premières fleurs ne s’épanouissent. Attention que ce bonnet doit rester en place jusqu’à la récolte des semences.

Pour récolter les semences, il suffira de faire sécher les fleurs têtes en bas, de battre celles-ci une fois sèches, afin de libérer les semences, et d’utiliser un fin tamis pour nettoyer ces dernières[16]. Les semences d’amaranthes peuvent se conserver en moyenne 10 ans[17].

A la Pico Ferme, nous laissons les amaranthes se ressemer spontanément, nous fagotons et faisons sécher celles que nous ne gardons pas au potager pour la consommation des feuilles ou des graines, et nous en faisons profiter les chèvres l’hiver venu.






1 à 5 : D. GUILLET, Semences de Kokopelli,  La Voix des Semences, 10ème édition, 2010, pp203-218
6 et 7 : Le traité rustica du jardin, Editions Rustica, Paris, 2011, p19
8 à 17 :  D. GUILLET, Semences de Kokopelli,  La Voix des Semences, 10ème édition, 2010, pp203-218









samedi 13 juillet 2013

Conserves de radis au vinaigre, et soupe de fanes.

Nous avons fait une petite récolte de radis dans notre potager, et nous en avions finalement bien plus que ce que nous voulions pour le jour-même.

Du surplus, nous avons fait des conserves au vinaigre à froid, et des fanes, une bonne soupe.

Pour les conserves, nous vous rappelons ici le principe :
Commencez par laisser dégorger les aliments pendant 24 heures dans du sel. Après cette durée, rincez et égouttez les aliments avant de les placer dans des bocaux, préalablement stérilisés. Versez le vinaigre dans les bocaux, en veillant à bien couvrir les aliments. Fermez les bocaux, et  rangez-les dans un endroit frais et à l’abri de la lumière.

Pour la soupe, rien de plus simple :
Émincez les fanes, accompagnez de pommes-de-terre, et d’autres légumes émincés suivant vos goûts, faites mijoter, et passez  la soupe au mixeur.  Il ne vous reste plus qu’à déguster.





mardi 9 juillet 2013

L'Etoile du Nord de la Pico Ferme

Nous désirons vous proposer un schéma pouvant représenter notre recherche philosophique à la Pico Ferme.








L’Individu étant pour nous le plus important, démarrons la lecture de cette « Etoile du Nord » par celui-ci.

L’Individu, donc, qui aspire à  voir ses droits à la vie, à la liberté, et à la propriété respectés. Le droit à la vie et à la liberté. Chacun devant pouvoir compter sur le fait que sa vie sera respectée, que personne n’y intentera. Chacun devant également pouvoir compter que ses libertés seront respectées. Chacun devant, enfin, pouvoir compter sur le fait que ses droits à la propriété soient respectés.

Que l’on nous permette, ici, de rappeler les articles 3 et 17 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

DUDH, art. 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne »
DUDH art. 17 : « 1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
                            2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété. »


Cet article 17, avec ses termes « aussi bien seule qu’en collectivité » nous amène à la deuxième branche de notre étoile : le Social. Ce Social qui n’est autre que cette nécessité pour l’Individu de s’inscrire dans un groupe, que celui-ci soit librement choisi ou qu’il s’impose à l’individu.

Cette appartenance à un groupe permet l’existence d’échanges, soit entre les membres du groupe, soit entre un des membres de ce groupe et un autre groupe, soit entre les groupes eux-mêmes, soit entre membres de groupes différents. Ces échanges, dont une partie est concrétisée par la contre-valeur monétaire qui lui est associée, forment notre Economie, troisième branche de notre étoile.

Cette Economie, l’existence des échanges qu’elle représente, ne peut se faire que grâce à l’existence d’une Politique, l’existence de choix d’orientations générales dont le groupe, ou  l’individu, se sera doté, quitte à ce que ce choix se concrétise dans le refus de choisir, ne serait-ce qu’afin de garantir les libertés de choix de chacun. Il s'agit de la quatrième branche de notre étoile.

Cette Politique, ces orientations générales, influeront sur l’environnement, non seulement l’environnement biologique, mais également l’environnement économique et social dans lequel les individus évoluent, ces individus influençant eux-aussi cet environnement, ainsi que les politiques. Ce qui nous amène à l’Ecologie, sommet de notre étoile,  Ecologie à comprendre ici comme les interactions entre les individus et leurs environnements.

Le cercle qui entoure l’étoile complète les interactions entre chacune des pointes de celle-ci, chaque élément interagissant sur chacun des autres éléments.

Reste le symbole phi que nous avons placé au centre de notre étoile. Ce symbole, couramment utilisé pour représenter la Philosophie, cette recherche de la sagesse, qui, pour nous, à la Pico Ferme,  passe par une recherche de l’équilibre entre chacun des éléments situés sur les branches de notre étoile.

jeudi 20 juin 2013

le mousseux de sureau

Pour faire un bon mousseux de sureau, très facile à faire soi-même, il vous faut:

# plus ou moins une vingtaine de belles ombelles pleinement épanouies de sureau,
# 750 g. de sucre blanc,
# 2 citrons, 
# 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc,
# 5 l. d'eau

# 1 grand récipient pouvant contenir au moins 5 l.
# 1 zesteur,
# 1 chinois,
# des bouteilles avec bouchon à visser. 


Mettez les fleurs dans les 5 l. d'eau, et mélanger vigoureusement. Ajoutez le sucre tout en continuant de mélanger, afin de complètement dissoudre le sucre. Ajoutez les zestes et le jus des citrons, ainsi que le vinaigre blanc. Laissez reposer au chaud pendant 24 h. Filtrez et transvasez dans les bouteilles. Laissez reposer pendant 15 jours, et consommez dans les semaines qui suivent. 

Attention! Les gaz produit lors du repos de ce mousseux pourraient faire exploser les bouteilles. Il est donc important de leur permettre de s'échapper. 

A la Pico Ferme, nous utilisons les bouteilles en verre brun d'une marque bien connue de bière de table, et nous dévissons légèrement et régulièrement les bouchons afin de laisser sortir les gaz de fermentation.


samedi 15 juin 2013

CCiv. art. 528

Ce mercredi 05 juin 2013, au matin,  en allant nourrir les chèvres et les poules, nous avons constaté que l’une de ces dernières, Blanche,  était ouverte sur le sommet du crâne.

Que s’était-il passé ? Et surtout, que faire ? Face à un animal blessé, le premier réflexe est, bien sûr, de faire appel à un vétérinaire. Seulement voilà : pour soigner une simple poule, il y a fort à parier que vous ne trouviez personne.

« Et pourquoi donc ? » nous demanderez-vous. Simplement à cause du statut des animaux dans nos sociétés. Hé oui… Les animaux sont considérés comme des biens meubles, rien de plus.

En Belgique, cela se retrouve dans l’article 528 de notre Code Civil :
« Sont meubles par leur nature, les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit qu’ils se meuvent par eux-mêmes, comme les animaux, soit qu’ils ne puissent changer de place que par l’effet d’une force étrangère, comme les choses inanimées. » (CCiv. Art. 528)

Cette considération comme « biens meubles » a pour conséquence, entre autres, que les animaux sont bien souvent considérés principalement, si pas exclusivement, dans leur dimension économique. Du coup, s’il n’est pas économiquement rentable de soigner un animal blessé ou malade, et si personne ne confère à cet animal le droit d’être considéré autrement que pour les profits économiques et financiers qu’il représente, la pauvre bête est le plus souvent sacrifié sur l’autel du profit.

Heureusement pour Blanche, à la Pico Ferme, nous estimons que les animaux ont droit au respect de leur vie et de leur bien-être.

Après quelques recherches, une solution fut trouvée, et Blanche a été soignée. Ce 12 juin 2013, les points de suture ont été retirés, et Blanche fut autorisée à rejoindre ses congénères.

Et pour tous ceux qui seraient curieux de savoir combien cela nous a coûté, qu’ils sachent que le prix des soins apportés à Blanche est inférieur au prix d’une nouvelle poule. CQFD !