Affichage des articles dont le libellé est agriculture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est agriculture. Afficher tous les articles

jeudi 19 janvier 2017

The food waste iceberg - FAO video


Voilà pourquoi nos poules récupèrent les restes de légumes, nos chats et le chien les restes divers, et pourquoi ce qui peut être composté l'est..


La nourriture gaspillée est aussi un énorme gaspillage de diverses ressources, et pas seulement de nourriture!










dimanche 5 mai 2013

Nematus ribesii



Ce dimanche 05 mai, nous eûmes une très mauvaise surprise à la Pico Ferme. En effet, notre groseillier à maquereau semblait s’être défeuillé. Pas intégralement, heureusement, mais quelques branches, tout de même.

Le pauvre est victime d’une attaques de larves de Nematus ribesii, la Tenthrède du groseillier, ou en anglais Gooseberry sawfly.

Tenthrède trouvée sur le groseillier. Serait-ce Nematus ribessi ? Nous n’avons malheureusement ni confirmation ni infirmation.

Les larves de cet insecte ressemblent aux chenilles, d’où une confusion commune avec ces dernières.
Cependant, alors que les chenilles des papillons possèdent au maximum 5 paires de fausses pattes abdominales (vous savez : les « pattes-ventouses »), les larves des tenthrèdes, ou « fausses chenilles » en comptent entre 6 et 9 paires. De plus, si les larves des papillons ont plusieurs ocelles (œil simple ne permettant de percevoir que les variations de luminosité), les larves des tenthrèdes n’en possèdent qu’un seul[1].

Ces larves sont grégaires, et vivent donc en colonies. De ce fait, elles peuvent causer de graves dégâts, pouvant manger le double de  leur poids en 24h.

Seule sur une feuille

Mais très nombreuses sur le groseillier

Mais que faire contre ces larves ?

En préventif, on peut d’une part récolter les larves dès leur apparition sur les feuilles, et d’autres part, les larves s’abritant dans le sol en fin de saison, biner  au pied des groseilliers, afin de permettre aux oiseaux de se régaler des indésirables que sont ces ravageurs[2].

En curatif, on utilise un insecticide naturel à base de pyrèthre[3]. Extrait des fleurs séchées de Tanacetum cinerariifolium, le Pyrèthre de Dalmatie. Ce composé serait autorisé dans l’agriculture biologique[4].

Malheureusement, cet insecticide s’attaque à tous les insectes. Or, si nous avons eu la désagréable surprise de trouver ces larves de tenthrèdes ce matin, en les « cueillant », nous avons également aperçu des coccinelles et des syrphes, dont les larves se régalent de pucerons.

Nous avons donc opté pour une élimination mécanique des larves des tenthrèdes. Espérons que cela suffira…

La « récolte » du jour


[1] http://www.terrevivante.org/769-les-tenthredes-fausses-chenilles-mais-vraies-pestes.htm
[2] http://www.rtbf.be/tv/actualite/detail_marc-knaepen-le-tenthrede-du-groseillier?id=5600703
[3] idem
[4] http://www.penntybio.com/insectes/pyrethre.htm

jeudi 2 mai 2013

Les animaux de la Pico Ferme



Lorsqu’on parle de ferme, tout le monde comprend, bien sûr, que l’on parle aussi d’animaux de ferme.

A la Pico Ferme, nous avons les poules et les chèvres, mais également les chats et le chien.


Les poules. 

Les poules nous fournissent des œufs frais printemps, été et automne durant.  Et même, mais un peu moins, pendant  l’hiver.

Imaginez le plaisir que nous éprouvons en ramassant les œufs du jour, et en en faisant une bonne omelette pour le souper, ou même un milkshake avec des fruits pour le goûter…

Bien sûr, il faut choisir  la race des poules en fonction des espérances : bonne pondeuse, bonne couveuse, belle à regarder, rustique, grande, petite, …

Il faut également tenir compte de l’espace à disposition, tant pour le choix du poulailler, que pour le nombre de poules à entretenir.


Si  l’on dispose d’un espace suffisamment grand, on peut offrir aux volailles de les élever en « libre parcours », soit les laisser vaquer librement à leurs occupations, sans clôtures. Le gros avantage en étant que les poules trouvent elles-mêmes la majeure partie de leur alimentation.[1]

Le parcours en semi-liberté sera plutôt  établi sur des surfaces moins grandes. Une bonne clôture, des coins d’ombres, de quoi s’ébattre et picorer à son aise, …. Dans ce mode d’élevage, il faut compter à peu près 20m² par poule[2].

Mais le gros avantage des poules, c’est qu’il est également possible d’en élever quelques-unes dans un petit jardin de ville. Le nombre en sera bien sûr réduit, pas question de surpopulation ! Mais tout de même, deux ou trois poules, cela produit encore des œufs… 


Dans l’un ou l’autre cas, un poulailler sera nécessaire, tant pour permettre aux animaux de se protéger des intempéries et  de disposer d’un endroit prévu pour la ponte, que pour les y enfermer le soir venu, et ainsi les protéger des prédateurs. Cet abris devra être sec, chaud, et aussi grand que possible[3]. L’idéal reste de pouvoir y entrer et s’y tenir debout, afin de faciliter l’entretient. A moins qu’il ne s’agisse plutôt de ces petits abris qu’il est possible d’ouvrir par le toit…

Quoi qu’il en soit, il faut chaque jour nettoyer les mangeoires et les abreuvoirs, et chaque semaine nettoyer complètement le poulailler.

Mais les poules ne procurent pas que des œufs. Elles désherbent le sol, l’aère, et se régalent des œufs et larves des indésirables ; elles fertilisent le potager et le jardin, soit directement, par leurs déjections, en hiver, soit indirectement, par l’enrichissement que leurs déjections apportent au compost ; elles se nourrissent aussi des déchets de cuisines, réduisant ceux-ci avant leur incorporation dans le compost ; elles procurent également des plumes, soit pour les nids des oiseaux, soit pour la fabrication de mouches pour la pêche, …  Elles peuvent même aider à chauffer une serre[4].

A la Pico Ferme, nous avons un coq, Mamour, et cinq poules.
Mamour, notre coq



Les chèvres

Les chèvres (ou plus exactement la chèvre, Arès étant un bouc) nous fournissent du lait, tout au long de l’année. Sauf en période d’allaitement, non qu’Amalthée ne produise plus de lait, mais simplement que nous le laissons aux chevreaux.

Concernant les chèvres aussi, il est important de bien choisir la race que l’on désir accueillir, en tenant compte de l’espace que l’on peut leur offrir, et de la production espérée.

Si l’on habite dans une région où la possibilité existe, la façon la plus naturelle d’élever ses chèvres est encore la stabulation libre en plein air. Les chèvres y disposent d’un grand terrain, correctement clôturé, et en profitant de leur liberté de mouvement. Elles ont, de plus, un bâtiment leur permettant de se protéger des intempéries, ou du soleil.

La stabulation libre en bâtiment consiste à laisser les animaux libres de leurs mouvements, mais à l’intérieur de la chèvrerie. Pas question donc de brouter l’herbe verte, mais cette deuxième méthode permet un meilleur contrôle de l’alimentation des chèvres.

Il existe également la méthode de la stabulation entravée, mais celle-ci n’offre plus la moindre liberté de mouvement aux animaux, puisqu’ils sont attachés.

Dans le cadre de la stabulation libre en bâtiment, il peut être considéré qu’un espace de 2.5m² par chèvre serait suffisant[5]. Une chèvre peut donc s’adapter à de petits espaces.


La chèvrerie doit assurer des conditions d’environnement optimales. L’éclairage, la température, l’hygrométrie et l’aération sont les facteurs à surveiller pour le bien-être du troupeau.

L’éclairage doit être le plus proche possible de l’éclairage naturel. Rien ne vaut la lumière du jour !

La température devrait, idéalement, se situer entre 10 et 15°C. Il est surtout important que la température ne monte pas trop, car cela pourrait favoriser la prolifération de germes dans les litières.

L’hygrométrie doit être, plus rigoureusement encore, contrôlée. La chèvre est sensible à ce facteur, et une humidité trop élevée favorisera l’apparition d’infections bactériennes et de mycoses.

Enfin, une bonne ventilation permettra de renouveler l’atmosphère de la chèvrerie, d’éliminer les poussières, et de réguler hygrométrie et température.

Mangeoires et abreuvoirs doivent être nettoyés quotidiennement, et la chèvrerie sera nettoyée chaque semaine.


Les chèvres fournissent du lait, bien sûr, mais pas seulement. Elles nous aident pour la taille des petits fruitier (les groseilliers n’ont jamais été aussi beaux et productifs que depuis que nous laissons Arès et Amalthée les tailler à l’automne); elles foulent le paillis d’hivers recouvrant le potager, aidant à sa décomposition et à son enfouissement; lors des hivers trop rudes, elles sont abritées dans le jardin d’hivers, ainsi que les poules,  et nous procurent de la chaleur; leur litière, enrichie par leur urine et leurs excréments, nous sert pour le compost ; Arès, en bon mâle protecteur, prévient les intrusions,… Les chèvres ont donc, à nos yeux, tout à fait leur place dans une exploitation en Permaculture.

Concernant la race, nous avons choisi la chèvre Poitevine. Il s’agit d’une chèvre rustique, offrant une bonne production laitière, de caractère calme et docile[6]. 

A l’origine, nous avions une chèvre et un bouc de pure race poitevine, mais le bouc ayant subi « la bêtise humaine », nous avons été obligés de lui trouver un remplaçant en urgence, Amalthée n’ayant jamais été seule. C’est donc Arès, mi-poitevin, mi-chamois, initialement destiné à l’abattoir, qui lui tient compagnie. 
Amalthée


Arès


 Les chats et le chien

En plus de leur présence, de leur affection, les chats et le chien ont aussi une fonction spécifique.

Gaby, le chien de travail de Fred, est la grande gardienne de la Pico Ferme.
Gaby, sur la terrasse


Les chats, quant à eux, nous aident dans la lutte contre les rongeurs. 
Hypolite, buvant dans la bassine faisant office de marre



[1] A. FOURNIER, L’élevage des Poules, éditions Artémis, 2005
[2] idem
[3] A. et G. BRIDGEWATER, Petit manuel à l’usage de ceux qui vivent retirés du monde, éditions Larousse, 2007
[4] B. MOLLISON, Permaculture 2 : Aménagements pratiques à la campagne et en ville, éditions Equilibres, 1993
[5] A FOURNIER, L’élevage des chèvres, éditions Artémis

jeudi 25 avril 2013

Nos amis les pollinisateurs


Les pollinisateurs, qu’il s’agisse des abeilles, d’autres insectes, et même de certains animaux tels des chauves-souris, sont indispensables à la production de notre nourriture, et aux écosystèmes terrestres.

En effet, si près de 80% des plantes à fleurs dépendent des pollinisateurs pour leur reproduction, ceux-ci interviennent dans la production végétale du monde entier pour 35%, et accroissent la production de 87 cultures servant à notre alimentation, ainsi que celle des plantes médicinales[1].



Les services offerts par les pollinisateurs sont tellement importants que sans eux, le rendement des plantes cultivées, pourrait diminuer de 90%[2].

De plus, la contribution « économique » des pollinisateurs à notre agriculture, au niveau mondial, a été estimée à plus de 200 milliards de $ par an[3]. Et en cas de disparition des pollinisateurs, cette contribution devrait être réévaluée à la hausse[4].



Malheureusement, depuis quelques années, un déclin des populations alarmant des abeilles fut constaté. Tout le monde, ou presque, connait maintenant le fameux « «Colony Collapse Disorder», le syndrome d’effondrement des colonies, ou CDD.

Plusieurs causes à ce phénomènes ont cependant été identifiées, qu’elles agissent indépendamment les unes des autres, ou en se combinant. Ainsi, l’agriculture intensive, l’utilisation des pesticides, la malnutrition des abeilles, des agents pathogènes, d’espèces parasites, et les changements environnementaux contribuent à ce désastre[5].





L’agriculture intensive détruits les habits naturels, et diminue la diversité des cultures, ce qui a un impact négatif sur les populations de pollinisateurs[6].

La malnutrition, les agents pathogènes et les parasites affaiblissent les pollinisateurs.

Concernant les risques liés à l’utilisation des pesticides, même si des études complémentaires seraient les bienvenues, de nombreux facteurs de risques pour les pollinisateurs ont déjà été identifiés.
Ceux-ci peuvent être répartis en 5 grands groupes[7] :
  • Facteurs liées aux modes de culture (végétaux, floraisons, taille des parcelles, …)
  • Facteurs liés à la biologie des pollinisateurs (poids, récolte et consommation du pollen et du nectar, localisation du nid, …)
  • Facteurs liés à l’utilisation et à l’application des pesticides
  • Facteurs liés aux propriétés des pesticides
  • Facteurs liés à la dynamique des populations des pollinisateurs (socialisation, âge de reproduction, croissance de la population, …)

Quant aux changements environnementaux, il peut s’agir de modification ou destructions des habitats, mais également de modifications des précipitations ou des températures. Ces changements pourraient avoir un impact négatif sur les pollinisateurs[8].



Heureusement, certains gestes simples peuvent aider à la préservation des pollinisateurs.

Les personnes, professionnels ou non, utilisant des pesticides, peuvent, par exemple[9] :
  • Favoriser la présence de prédateurs naturels, et n’utiliser les pesticides qu’en dernier recours, 
  • Choisir précisément le produit en fonction du problème rencontré,
  • Éviter les heures de butinage, ainsi que les périodes de présence marquée des pollinisateurs.


Évidemment, le mieux reste encore de ne pas utiliser de pesticides.

Il est également possible de favoriser la présence des pollinisateurs, tant grâce aux plantations fleurie, aux habitats leur offrant un accueil favorable, et même grâce aux hôtels à insectes.

A la Pico Ferme, nous faisons notre possible pour accueillir ces précieux auxiliaires dans le jardin. Nous n’utilisons pas de pesticides, nous essayons de leur offrir un maximum de possibilité de butinage, grâce aux fleurs diverses, nous leur offrons aussi le « gîte » en plus du « couvert », …

Et nous avons le plaisir de profiter de leur présence pour nous assurer des récoltes abondantes.



Sur les fleurs des groseilliers
 
Dans un des nombreux trous destinés à les accueillir