samedi 4 février 2017

H5N8, d'où viens-tu,

Sévissant en Europe depuis fin 2014[1], il s’agit d’un virus influenza aviaire, ou plus simplement dit de la grippe aviaire. Il s’agit d’un « descendant » du virus H5N1[2] qui aurait échangé des segments génétiques avec d’autres virus moins pathogènes[3] pour devenir cet H5N8 .

Ce virus H5N8 serait apparu en Chine et en Corée du Sud fin 2013 début 2014[4]. Malheureusement, la souche de la Corée du Sud fut très virulente, et fut emportée par les migrations de printemps en Sibérie, et dans les autres régions du monde lors des migrations de l’automne[5] .

Hélas pour nos volailles domestiques, ce virus-ci est hautement pathogène. Ce qui signifie que le risque de voir nos oies, nos canards et nos poules tomber malades à cause de ce virus est plutôt élevé[6]. Et ce serait les gallinacées les plus sensibles[7]. Dommage pour nos poules domestiques …

Par contre, il se développerait moins chez la faune sauvage, et pourrait même y être totalement asymptomatique[8]. Vous pourriez donc voir des oies et des canads semblant parfaitement sain, mais porteur du virus ;

Mais comment se transmet-il, ce virus H5N8 ? Soit par transmission directe par contact avec des oiseaux domestiques ou sauvages vivants et  infectieux, soit par  transmission indirecte (mécanique) via des équipements, des personnes, des véhicules, des produits animaux ou des matières diverses ayant été en contact avec des sécrétions d’oiseaux infectieux[9].

Et si dans le second cas, c’est affaire humaine et donc affaire de vigilance humaine, dans le premier cas les migrations des oiseaux sauvages entrent en jeu …

Il y a deux période à risque : les migrations d’automne, soit de mi-septembre à fin novembre ; et les migrations de printemps, soit de début février à début mai[10]. Et nous sommes en plein début de la période concernée.

Mais maintenant que la Belgique est touchée, et que les particuliers sont visés par les mesures de protection, que devons-nous faire ?

Toutes les informations sont reprises dans l’Arrêté Royal du 05 mai 2008 concernant la lutte contre la grippe aviaire. Je vous préviens, cet AR est long à lire, et la liste des mesure décrite aussi.

Je me contenterai donc de reprendre ici les directives reprises dans les communiqués de presse de l’Afsca, c’est-à-dire  soit le confinement, soit la protection par filet anti-oiseaux.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi la deuxième solution. Il ne nous semblait pas possible de confiner nos poules dans leur petit abri, et, en plus, nous avons déjà remarqué qu’elles appréciaient de pouvoir profiter pleinement de leur enclos. Un filet protecteur a donc été tendu sur au-dessus de tout leur enclos, sans oublier les côtés de celui-ci ;

Bonne nouvelle tout de même, ce virus-ci ne semble pas avoir d’affinité particulière pour l’homme[11], et le risque de transmission à notre espèce semble vraiment faible[12]. Nous voilà peut-être sauvés...


lundi 23 janvier 2017

Apprendre, toujours apprendre

Une des caractéristique de notre mode de vie, que nous voulons être une semi-autonomie urbaine, est qu'il faut toujours accepter d'apprendre de nouvelles choses.

Qu'il s'agisse de récolter et conserver ses semences soi-même, de découvrir de nouvelles manières de produire ses fruits et légumes, de connaître les différentes décoctions de plantes, de récupérer divers objets et de les transformer, ou même de maçonner pour monter un mur, voire d'apprendre la soudure à l'arc, on n'a jamais fini d'apprendre.

Heureusement, les amis, les réseaux tels les Systèmes d'Echange Local, ou SEL, ou carrément les tutoriels sur internet nous permettent de découvrir et de partager diverses connaissances.

Cela peu paraître superflu en ville, où tout est censé être à porté de main, mais il peu arriver que vous soyez confrontés à un problème auquel notre société de consommation est incapable de répondre.

C'est le cas pour les encrages de nos nouveaux meubles suspendus pour la cuisine. Heureusement, de l'imagination pour trouver une solution, et un peu de soudure pour mettre cette solution en oeuvre a résolu notre problème.

Et mon tendre époux en a profité pour me faire faire mes premiers pas en soudure à l'arc. Ce n'est pas toujours facile d'apprendre   ;)

jeudi 19 janvier 2017

The food waste iceberg - FAO video


Voilà pourquoi nos poules récupèrent les restes de légumes, nos chats et le chien les restes divers, et pourquoi ce qui peut être composté l'est..


La nourriture gaspillée est aussi un énorme gaspillage de diverses ressources, et pas seulement de nourriture!










lundi 26 décembre 2016

Vive la pluie

Dans notre rubrique "trucs et astuces", utilisons la pluie

Bien sûr, il y a la récupération de l'eau de pluie , mais ce n'est pas tout.

Rien ne vaut une bonne pluie pour prendre ses brosses, et s'occuper des enclos et allées du jardin

Tout ce que vous avez à faire,  c'est de bien vous couvrir et de brosser et encore brosser    😉

dimanche 25 décembre 2016

Des poules, oui mais...


Les œufs des poules que l’on possède semblent toujours meilleurs que ceux du commerce, même les œufs biologiques.

Avoir des poules peut donc s’avérer très attrayant. Ce d’autant plus qu’elles réduiront la quantité de déchets organiques dans les sacs poubelles puisqu’elles se régaleront de la plupart de ces déchets.

Seulement voilà, même si cela semble fou de déranger les gens pour un petit poulailler tel que ceux vendu dans le commerce, certaines personnes risque de porter plainte contre votre poulailler car il s’agit d’une installation fixe, et qui plus est d’un abri pour animaux. Ce qui en Wallonie est régit par le CWATUP

Rassurez-vous, normalement personne ne viendra vous ennuyer pour un petit abri pour deux ou trois poules. Mais, par expérience, nous savons que, parfois, des personnes mal intentionnées à votre égard peuvent chercher le moindre détail pour vous ennuyer.

Que faut-il faire, alors ?

Si vous le permettez, nous allons nous référer à ce fameux CWATUP, soit le Code Wallon De l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et  du Patrimoine

Celui-ci, en son article 84 stipule que :
«§ 1er. Nul ne peut, sans un permis d’urbanisme préalable écrit et exprès du collège des bourgmestre et échevins :
1° construire, ou utiliser un terrain pour le placement d’une ou plusieurs installations fixes ; par          « construire ou placer des installations fixes », on entend le fait d’ériger un bâtiment ou un ouvrage, ou de placer une installation, même en matériaux non durables, qui est incorporé au sol, ancré à celui-ci ou dont l’appui assure la stabilité, destiné à rester en place alors même qu’il peut être démonté ou déplacé,  
(…) »

Heureusement, dans ce même article 84 du CWATUP, mais au paragraphe 2, est précisé que :
« . Les dispositions du présent Code sont applicables aux actes et travaux non énumérés au paragraphe 1er lorsqu’un règlement d’urbanisme impose un permis pour leur exécution et pour autant qu’ils ne figurent pas sur la liste visée à l’alinéa 2.
 (Le Gouvernement arrête la liste des actes et travaux qui, en raison de leur minime importance :
 1° ne requièrent pas de permis d’urbanisme ;
2° ne requièrent pas le concours d’un architecte ;
3° ne requièrent pas l’avis préalable du fonctionnaire délégué ;
4° ne requièrent pas de permis d’urbanisme et requièrent une déclaration urbanistique préalable adressée par envoi au collège des bourgmestre  et échevins et dont le Gouvernement arrête les modalités et le contenu – Décret-programme du 3 février 2005, art. 66, al.2) .
(…)

Bien nous voilà donc à nous demander si nous n’aurions pas, chose paraissant totalement absurde, besoin d’un permis pour notre petit poulailler.

Heureusement, sous certaines conditions, cela ne requière qu’une déclaration urbanistique préalable.

Pour cela, nous devons nous référer à l’article 263, §1, 2°, c :
« § 1er. Pour autant qu'ils n'impliquent aucune dérogation à des dispositions légales, décrétales ou réglementaires et qu'ils ne nécessitent pas d'actes et travaux préparatoires soumis au permis d'urbanisme, ne requièrent pas de permis d'urbanisme et requièrent une déclaration urbanistique préalable les actes et travaux qui suivent :
(…)
2° Dans les cours et jardins, les actes et travaux qui suivent
(…)
c : les abris pour un ou des animaux, pour autant :
 - par propriété, que la superficie maximale soit de 15,00 m² et de 25,00 m² pour les colombiers ;
- qu'ils soient érigés à 3,00 m au moins des limites mitoyennes ;
- qu'ils soient érigés à 20,00 m au moins de toute habitation voisine ;
- que la hauteur ne dépasse pas 2,50 m à la corniche et 3,50 m au faîte, calculée par rapport au niveau naturel du sol ;
- que le matériau de parement des élévations soit le bois ou le grillage ou soient similaires aux matériaux du bâtiment principal existant ; »

On constatera donc que notre petit poulailler doit être à 20 mètre au moins de toute habitation voisine, et qu’il doit être à 3 mètre, au moins, des limites mitoyennes (les autres conditions ne semblant pas pertinentes pour un petit abri, pour quelques poules, acheté dans le commerce).

Vous pensez bien que lorsqu’on vit en ville, avec un petit jardin faisant 4 mètre de largeur, il est difficile de placer un poulailler à 3 mètres de toutes les limites mitoyennes.

Heureusement, notre jardin est assez grand que pour que le poulailler soit à plus de 20 mètres de toutes les habitations voisines.

Restait à résoudre le problème de l’implantation à au moins 3 mètres de toutes les limites mitoyennes.


Nous avons opté pour une solution à la fois simple et pratique.
Simple, car nous avons mis notre poulailler sur roues. Du coup, il ne s’agit plus d’une installation fixe ; pratique, car ces roues, et donc la possibilité pour moi de déplacer ce poulailler comme bon me semble, me permettent de nettoyer l’enclos, bouger le poulailler, nettoyer en dessous de ce poulailler, et le remettre en place. Il ne s’agit donc pas d’une installation fixe

Autre avantage, nous pouvons aussi le déplacer selon les saisons, afin de le mettre plus à l’ombre en été, et plus au soleil en hivers. Cela nous permet d’augmenter  un peu le confort de nos poules. 

Et enfin, pour ce confort des poules, nous avons pris un poulailler plus grand que nécessaire. En effet, nous avons 5 poules, et notre poulailler pourrait en accueillir 8 à 10.


Reste à savoir à quoi on s’engage en ayant des poules. Il ne suffit pas de les laisser dans leur enclos de plusieurs mètres carrés (plus ou moins 25 mètres carrés pour nos 5 poules) sans rien faire.

En effet, vous devrez nettoyer votre poulailler chaque jour, nourrir vos poules, au grain certes, mais aussi avec des friandises (déchets de fruits et légumes), changer leur eau, et pourquoi pas, leur faire des câlins.
Mais rassurez-vous, cela ne vous prendra que quelques minutes par jour, et, en contrepartie, vous vous régalerez des œufs que vous récupérerez.


Mais ne sont-elles pas bien, nos poulettes ?